dans les vestiaires des filles

dans les vestiaires des filles

Y’a des moments où je suis encore plus en amour avec l’humanité que d’autres. Genre, dans les vestiaires des salles de sport. Tout un tas de femmes qui ont suées leur vie pendant 90’, face rouge avec leur top trempé qui colle, l’odeur de petits pieds et d’aisselles qui flotte dans l’air, le mascara qui a démissionné et le rouge à lèvre étampé sur la joue. La féminité rough.

Un vestiaire c’est pour se changer/prendre sa douche, donc, inévitablement, tu vois le corps-tout-nu de pas mal tout le monde. Y’a aucun autre endroit sur Terre où tu peux voir autant de gens nus sous une grosse lumière qu’ici. Les néons là, c’pas flatteur pour ta cellulite, ton poil de jambe puis tes vergetures d’anciennes ados rondelettes. MAIS. Mon Dieu que je nous trouvais toutes cool+sex hier, toutes, même moi. 

Dans nos différences, on est foutument pareilles : on a toutes -TOUTES- des cicatrices de la vie qui est passé sur nous puis c’est ça qui nous rends hot.
J’ai deviné que t’avais eu 2 beaux bébés, que t’aimais ça les UV ou que le paquet de chips du vendredi soir était ton petit rituel. J’ai cru comprendre que t’avais décidé d’arrêter les régimes parce que ça donne rien anyway, que tu travaillais trop pour aller chez l’esthéticienne ou que ton dos croyait encore qu’il était adolescent. On s’en fout, t’es cool pareil.

La beauté du corps, elle est dans l’histoire qu’il raconte : tes enfants, tes soupers avec tes chums, tes réunions tard.

La personne qu’a décidé que le corps idéal devait ressembler à celui de Gisèle+Kate+Tara devrait venir dans les vestiaires de mon gym, le charme sublime des femmes s’y trouve.

monde à crédit

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non, c'est non

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